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20/01/2012

Chronique d'un putsch annoncé

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Marie-Cécile ROYEN, Le vif, 20 janvier 2012

L'Exécutif des musulmans de Belgique s'est débarrassé des « modérés » et des « rénovateurs ». Place aux ambassades, au Milli Gorüs turc (Frères musulmans) et au salafiste Nordine Taouil.

 

Nordine Taouil débouté

 

Fait révélateur : dans le projet que les « conservateurs » veulent présenter à la nouvelle ministre de la Justice, Annemie Turtelboom (Open VLD), le nom du futur organe représentatif du culte islamique a été modifié. L'organe représentatif n'est plus « de Belgique » mais « en Belgique »... Une petite touche islamiste fondée sur l'idée que l'islam n'a pas à s'enraciner dans une terre particulière puisqu'il est unique et universel.

 

Cette dérive sémantique (par rapport aux attentes de l'Etat) est bien dans la ligne du président de l'Assemblée générale, Nordine Taouil. Cet imam anversois d'origine marocaine avait appelé à la révolte les élèves musulmanes de l'athénée royal d'Anvers, en 2009, lorsque la préfète avait décidé d'interdire le port d'insignes religieux et politiques. A la VRT, l'administrateur général de la Sûreté de l'Etat, André Winants, l'avait qualifié de « musulman extrémiste d'orientation salafiste-wahhabite qui milite activement dans des cercles salafistes ».

 

L'imam avait exigé un dédommagement devant le tribunal civil de Bruxelles. Il a été débouté le 7 octobre 2011. Il va en appel.

 

La recherche d'interlocuteurs musulmans par les autorités politiques est dans l'impasse.

 

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Question de M.Richard Miller à la ministre de la Justice au Sénat

Miller.gifSénat de Belgique

Jeudi 19 janvier 2012

Question orale de M. Richard Miller à la ministre de la Justice sur «la situation alarmante de l’Exécutif des musulmans de Belgique»

M. Richard Miller (MR). – Je souhaite interroger la ministre sur les récents remous qui ont une fois encore secoué l’Exécutif des musulmans de Belgique. Au cœur des difficultés cette fois, le résultat d’un vote, intervenu vendredi dernier, entérinant de facto l’éviction de la vice-présidente francophone, Mme Isabelle Soumaya-Praile, et de M. Mohamed Fatah-Allah.

Il me semble que c’est surtout la thèse de ces deux personnes, relative à la non-légitimité de l’Exécutif à pouvoir se réunir sur la base de la convocation adressée, au quorum ou aux procurations douteuses, qui a retenu l’attention.

Ma première question est donc très directe. Vos services ont-ils pu vérifier ces éléments ? Selon M. Semsettin Ugurlu, président de l’Exécutif, ceux-ci sont sans fondement et ne correspondent pas à la vérité. Qu’en est-il de la légitimité, de la recevabilité et de la bonne conformité du vote intervenu?

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15/01/2012

Les instances musulmanes Belges définitivement sous le contrôle des Etats étrangers

Communiqué de presse de l'ADMB* du 15 janvier 2012

 

 

Deux jours à peine après un rapport de la Sûreté d’Etat belge (p. 41) dénonçant les menaces de prise de contrôle de l’Exécutif des Musulmans de Belgique par des nervis à la solde d’Etats étrangers, l’éviction frauduleuse des seuls réformateurs hors de cet organe par une assemblée générale frauduleuse ce vendredi 13 janvier vient confirmer brillamment l’analyse de la Sûreté.

 

L’EMB n’est désormais plus dirigé que par des individus qui feront primer les intérêts de leur Etat d’origine sur ceux des Belges musulmans.

 

L’actuel Exécutif des Musulmans de Belgique, réduit aux 4 membres de la présidence depuis le 1er avril 2011, faute d’accord interne sur la table du Ministre de la Justice sur le dossier de renouvellement de l’institution, se trouvait à nouveau au terme de son dernier mandat, le 31 décembre 2011. 

 

L’EMB actuel, n’ayant plus de légitimité, n’a pu que succomber à une mascarade pour parer à cette impasse, en provoquant un vote irrégulier durant l’Assemblée Générale du vendredi 13 janvier réunissant la poignée de membres survivants de l’Organe Représentatif du Culte Islamique de Belgique.

 

A l’encontre de l’ordre du jour prévu et faisant fi du règlement d’ordre intérieur de l’Exécutif (Art. 48), démonstration claire du peu de cas qu’ils font de la démocratie,  ils ont ainsi orchestré l’exclusion illégale des 3 membres actifs qui refusaient de s’inscrire dans la lignée de l’Islam des ambassades (Isabelle PRAILE, vice-présidente de l’EMB, Mohamed FATHA-ALLH et Zehra GÜNAYDIN, membres de l’EMB).

 

Sur 44 membres élus de l’Assemblée Générale, 11 membres seulement étaient présents les poches pleines de procurations dont l’authenticité peut sérieusement être mise en doute. Le quorum nécessaire étant ainsi atteint, ils ont de la sorte pu maintenir en place, par un vote de confiance des membres proches des ambassades et voter une motion de défiance à l’encontre des membres rénovateurs, tous militants de  l’Alternative Démocratique des Musulmans de Belgique. Ces derniers sont réputés pour leur lutte pour un islam  de transparence, citoyen, démocratique et surtout débarrassé de toute ingérence étatique.

 

Ce coup de force est intervenu dans un contexte où un projet de renouvellement de l’Exécutif des Musulmans de Belgique a du mal à convaincre le SPF justice car il n’incarne en rien  la diversité des courants et des sensibilités religieuses présents dans la société belge.

 

L’équipe qui dirige actuellement l’EMB est téléguidée par les puissances étrangères pour imposer un agenda d’islamisation des populations musulmanes à la solde de Rabat et d’Ankara.

 

Les conséquences directes de ces velléités seront la mise en péril de la cohésion sociale et de la cohabitation pacifique des différentes communautés par une gestion du temporel du culte arbitraire et totalitariste, ouvrant la voie au radicalisme pointé du doigt dernièrement par le rapport officiel de la Sureté de l’Etat. 

 

Dans ce contexte, l’Alternative Démocratique des Musulmans de Belgique rappelle que l’assemblée générale ne jouit d’aucune reconnaissance légale ainsi que l’EMB qui en émane et que le mandat de celui-ci est réduit à la simple gestion des affaires courantes. 

 

L’ADMB dénonce donc ce complot contre les rénovateurs de l’EMB et met en garde les autorités politiques  et les citoyens belges contre de tels agissements qui bafouent les règles les plus élémentaires de droit. 

 

L’ADMB ne reconnaît évidemment pas la légalité de ces décisions. Les membres « exclus » de l’EMB continueront à occuper leurs fonctions et à siéger au sein de cet organe. En outre, ces 3 membres envisagent tous les recours judiciaires pour mettre fin à ce véritable putsch, rétablir le droit et continuer à faire valoir les aspirations légitimes des Belges musulmans.  

 

Contacts : 

 

Karim GEIRNAERT: geirnaertk@hotmail.com 0486/331454

Isabelle PRAILE:  isasoum@hotmail.com 0486/966114

 

 

 

* L’Alternative Démocratique des Musulmans de Belgique (ADMB) est une plate-forme qui regroupe les forces vives de toutes les composantes de la communauté musulmane de Belgique sans distinction d’ethnie, de genre, ni d’écoles juridiques… L’ADMB a pour vocation de promouvoir un Organe Chef de Culte des Musulmans de Belgique représentatif, démocratique et indépendant de toute forme d’ingérence.

 

14/01/2012

Coup de théâtre à l'Exécutif musulman

L'AG de l'Exécutif des musulmans de Belgique (EMB), l'institution chargée de gérer chez nous le temporel du culte islamique a procédé vendredi soir à un vote de défiance visant ses membres « rénovateurs » prônant une représentation accrue des femmes et des minorités.

Ce vote entraîne l'exclusion de ces membres (à savoir la vice-présidente de l'EMB Isabelle Praile, Zehra Gunaydin et Mohammed Fatha-Allah), ce que ceux-ci contestent dénonçant la mainmise des autorités diplomatiques turques et marocaines sur l'EMB.

Concrètement, le vote de défiance exclut de l'EMB toutes les femmes et la minorité chiite. Le vote de vendredi soir a été organisé alors que treize membres de l'assemblée générale étaient présents sur les 43 élus. L'éviction des trois membres actifs de l'association démocratique des musulmans de Belgique (ADMB) n'était pas prévue à l'ordre du jour, les exclus plaident l'irrégularité de la procédure en appelle à l'arbitrage de la ministre fédérale des cultes, Annemie Turtelboom (Open VLD).

Voici quelques jours, le rapport annuel de la sûreté de l'Etat (page 41) mettait en cause l'ingérence persistante de la Turquie et du Maroc dans la gestion de l'EMB.

R.G.

Le Soir, 13 janvier 2012