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24/05/2012

EMB: Nouvelle interpellation de la Ministre de la Justice

Commission de la Justice de la Chambre des Représentants

Mercredi 23 mai 2012

commission,justice,turtelboom

Interpellations jointes de :

 

- M. Bert Schoofs à la ministre de la Justice sur "les récents développements en ce qui concerne l'exécutif musulman"


 

 

- M. Ben Weyts à la ministre de la Justice sur "l'exécutif musulman"

 

Lire le compte-rendu complet en néerlandais - Integraal verslag in het Nederlands

 

 

Bert Schoofs(VB): Le parcours de l’Exécutif des musulmans de Belgique depuis sa création est loin d’être irréprochable. Au début de l’année, la Sûreté de l’État a signalé que l’Exécutif était infiltré par des groupements étrangers radicaux désireux d’imposer leur vision de la religion musulmane. La Sûreté de l’État considère que leur présence risque d’influer sur l’évolution de l’islam institutionnel en Belgique ainsi que sur l’islam de manière plus générale.


 

 

L’Exécutif des musulmans de Belgique est également déchiré par les dissensions internes. Une perquisition a été récemment effectuée à la suite de la plainte déposée par une dame qui siégeait à l’Exécutif, mais qui en a été radiée.

 


 

À la mi-mars, la ministre avait annoncé la mise en place d’une structure de transition ainsi qu’un calendrier pour assurer le renouvellement au sein de l’organisme. La plainte déposée remonte à cette époque.

 

L'instruction judiciaire entrave-t-elle les mesures annoncées? Quand a-t-elle commencé? Quelles mesures la ministre a-t-elle déjà prises après ses déclarations de la mi-mars?

 

Qu'en est-il du suivi de l'infiltration de groupements externes?

 

Qu'en est-il actuellement du financement? L'exécutif n'est pas reconnu mais continue toutefois à bénéficier d'un financement. C'est sans doute une première.

 

Lire la suite :


Je me demande par ailleurs quelle est la pertinence sociale de cet organe. Si elle n'est pas nulle, cet organe est contre-productif. Un islam européen n'existera jamais, ni avec l'Exécutif, ni avec un successeur. L'Exécutif est le reflet de l'islam dans le monde occidental et il ne faut pas y voir un message ou un signe d'éclairage intérieur.

 

La ségrégation est encouragée, de surcroît avec des subventions des Communautés.

 


 

L’organe ne brille guère par son fonctionnement démocratique, ni par son souci d’une comptabilité correcte.


 

 

La ministre tirera-t-elle enfin, au cours de la présente législature, les conclusions radicales qui s’imposent?

 

 

Ben Weyts(N-VA): L’Exécutif des musulmans de Belgique constitue une histoire sans fin. Le gouvernement en avait pourtant annoncé la fin au printemps 2008. L’agrément serait retiré pour cause d’accusations, de suspicions, de problèmes comptables, de querelles internes, de déficit de représentativité et j’en passe.

 

 

D’année en année, il aura manqué au gouvernement le courage de joindre l’acte à la parole et, d’année en année, l’agrément a été prorogé. L’actuelle ministre a, elle aussi, déjà octroyé à l’Exécutif des subsides à concurrence de 322 500 plus 70 000 euros.

 

 

L’Exécutif est actuellement en proie à une sorte de coup d’état dont les auteurs cherchent à imposer une nouvelle structure à l’organe. Celle-ci s’appuierait sur des représentants des mosquées, qui constituent un conseil général regroupant pas moins de 292 membres. Ceux qui défendent d’autres scénarios et préconisent une réforme démocratique ont été éjectés.

 

 

La Sûreté de l’État a formulé de nombreuses mises en garde contre les représentants des mosquées, dont certaines sont dépendantes d’autorités étrangères et se situent dans la sphère d’influence d’ambassades étrangères.


 

 

Ainsi, l'islam pourrait être entièrement organisé par des instances étrangères en Belgique et une variante européenne et occidentale de cette religion serait exclue d'office. En Belgique, moins de trente mosquées sont reconnues et la question de savoir si les mosquées non reconnues peuvent être représentées à l'Exécutif se pose.

Le rôle joué par l'Exécutif sur le plan de la désignation des professeurs de religion islamique pose problème parce que les qualités pédagogiques des intéressés et leur connaissance du néerlandais pèsent moins que le conservatisme religieux ou des liens avec l'Exécutif.

Si l'Exécutif considère le port du foulard comme une condition pour pouvoir enseigner la religion islamique, c'est qu'il défend une certaine interprétation du Coran car celui-ci ne comporte aucune consigne claire en la matière. Abuser du rôle d'exemple des enseignants à des fins de propagande religieuse sur le compte du contribuable me paraît inadmissible.

 

 

Le contribuable finance donc doublement la radicalisation des jeunes musulmans; il finance en effet d’une part les écoles et l’exécutif des Musulmans de Belgique d’autre part.

La ministre conserve-t-elle son soutien à la nouvelle structure et à l’organisation? Quels seront à l’avenir les critères de reconnaissance et de financement? La ministre peut-elle indiquer à l’Exécutif des musulmans de Belgique qu’il est strictement interdit de revendiquer le droit de porter le foulard pour l’exercice d’une quelconque fonction? Entend-elle lier la reconnaissance et le financement à cette exigence?

Annemie Turtelboom, ministre (en néerlandais): Une perquisition a effectivement été menée à l’Exécutif des musulmans de Belgique au début du mois de mai et, à ma demande, l’État belge s’est constitué partie civile dans ce dossier.

 

L’instruction a débuté fin février à la suite d’une plainte déposée par l’ancienne vice-présidente et deux de ses collègues. Dans cette plainte, la vice-présidente conteste la décision de radiation prise le 13 janvier 2012 par le Conseil général des Musulmans de Belgique. Elle dénonce le déroulement, à ses yeux, irrégulier de la réunion ainsi que les décisions qui y ont été adoptées.

 

 

Lors de mon entrée en fonction, j’ai rencontré l’Exécutif des musulmans de Belgique pour tenter de ramener la stabilité interne par le biais d’une solution structurelle. J’ai agi avec toute la circonspection requise.

 

Compte tenu de l’instruction en cours, il m’est difficile de prendre des initiatives. Pour éviter l’ombre d’une suspicion de partialité, je me cantonne aux contacts administratifs dans le souci de préserver la continuité de la gestion quotidienne de l’organisme. Je maintiendrai cette attitude aussi longtemps que l’enquête n’aura pas apporté les éclaircissements attendus.

 


 

Il n’y a aucune disposition légale régissant la question des enseignantes de confession musulmane. C’est généralement le règlement de l’établissement scolaire qui est décisif en la matière et il s’agit d’une compétence dévolue aux Régions.

 


 

Le président de l’Exécutif des musulmans assure qu’aucune obligation vestimentaire n’est imposée et que les enseignantes doivent se plier au règlement de l’institution au sein de laquelle elles travaillent.

 


 

Bert Schoofs(VB): Le gouvernement n’a manifestement toujours pas compris qu’il est temps de sonner la fin de la récréation. L’Exécutif des musulmans n’a jamais fonctionné correctement et ne le fera jamais. L’establishment détourne le regard et continue d’agréer les mosquées. Le ministre Bourgeois lui-même a admis qu’il en était ainsi.

 


 

En outre, le gouvernement flamand a installé une chaîne de télévision musulmane – la Moslim Televisie en Radio Omroep – dont la moitié des collaborateurs n’appartiennent pas aux courants les plus modérés.


 

 

Le foulard n’est prétendument pas obligatoire mais à la mosquée de Beringen, les femmes sans foulard ne sont pas autorisées à prendre place dans la tribune ou à l’étage supérieur.

 


 

Tous les gouvernements de ce pays sont responsables de l’islamisation. La seule solution serait de supprimer l’Exécutif des musulmans et de ne plus reconnaître la religion musulmane. Et ceux qui sont prêts à assortir cette reconnaissance de conditions portent des oeillères.


 

 

D'autres religions ne sont pas reconnues non plus et sont pourtant pratiquées librement. Si la représentation s'avère impossible, il ne faut pas accorder de subventions.

 


 

Ma motion est prête et elle est claire: mettez un terme aux subventions!


 

 

Ben Weyts(N-VA): Je pense que la reconnaissance d'une mosquée est une bonne chose, ne fût-ce que parce qu'un contrôle peut alors être exercé et que des conditions peuvent être fixées. Je demande qu'il en soit ainsi pour l'Exécutif des musulmans. Des conditions strictes doivent être liées à une reconnaissance en ce qui concerne l'affectation efficace des subventions, les règles comptables, la représentativité et le contenu démocratique sur la base de délégations représentatives agréées.

 

 

Je me réjouis que l'Exécutif n'exige pas le port du voile bien que je connaisse l'exemple d'une personne qui a été refusée parce qu'elle ne portait pas le voile. Une école peut interdire le port d'un couvre-chef mais ne peut exiger le port du voile.

Commentaires

Oulà! si l'Etat belge s'est constitué partie civile, c'est que c'est du sérieux !

Écrit par : Thibault | 24/05/2012

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