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10/05/2012

Exécutif :blocage inadmissible

Annemie,Turtelboom,Exécutif,MusulmansChristian Laporte, La Libre, 10 mai 2012

S’il est un dossier qui fait furieusement du sur place du côté des cultes reconnus en Belgique, c’est bien celui de l’Exécutif des Musulmans qui n’a pas bougé d’un iota depuis le gouvernement d’affaires courantes d’Yves Leterme.

Pourtant, depuis lors, Annemie Turtelboom (Open VLD) est devenue une ministre de la Justice et donc de tutelle des cultes de plein exercice.

Mais la fracture entre les tenants d’un islam volontiers proche et donc aux ordres de certaines ambassades et ceux d’un islam aux accents belges n’a cessé de croître et régulièrement des parlementaires montent au front pour tenter de faire bouger les lignes.

Dernier en date, Bert Anciaux (SP.A) a constaté que l’Exécutif ne fonctionne plus que sur base d’arrêtés royaux qui ne lui permettent de percevoir que des moyens extrêmement limités.

"Pire : l’EMB a dû licencier du personnel et il n’est pas interdit de penser qu’il pourrait même se retrouver à la rue en raison de loyers impayés".

La ministre de la Justice a botté en touche en invoquant le prescrit constitutionnel de la liberté des cultes. "C’est aux cultes eux-mêmes qu’il appartient de créer une structure stable" a-t-elle répondu non sans ajouter que "la composition et les projets de renouvellement de l’actuel Exécutif des musulmans font l’objet d’un litige. Mon prédécesseur était déjà confronté à un point de vue minoritaire et à une prise de position majoritaire".

Et de rappeler que de fait lors d’une assemblée générale qui s’est tenue le 13 janvier, trois membres du courant minoritaire (NdlR : pro-islam belge) ont été démis et ont décidé de porter l’affaire en justice.

Pas question donc de s’ingérer alors qu’une instruction pénale est encore en cours mais pour Bert Anciaux, ces faits sont du passé et il siérait donc que l’Etat sorte enfin de son mutisme et prenne des mesures qui permettraient de sortir de l’imbroglio actuel. Et de les souhaiter "radicales". La ministre ne l’a pas exclu mais "tout dépendra de la teneur de l’initiative et de la question de savoir si elle ne constitue pas une violation de l’enquête judiciaire".

Plus que du sur place, un manque de courage politique ?

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