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07/06/2010

EMB: le Ministre des cultes cède aux pressions des ambassades

 

 

Stefaan De Clerck reçoit une mauvaise note pour son mandat...

Source : Le Soir - Samedi 5 juin 2010

Par N.C.

Extraits choisis:

Ministre Justice.jpg"Son action: Côté cultes, on retiendra le flop de la relance de l’Exécutif musulman, où après avoir défendu le principe de nouvelles élections musulmanes, pour rétablir la légitimité de l’organe islamique, le ministre a finalement cédé aux pressions des autorités marocaines et turques, qui entendent bien conserver leur emprise sur l’Exécutif".

"Sa communication: Dans le dossier de la refonte de l’Exécutif des musulmans, son service de communication a été jusqu’à diffuser des informations mensongères, évoquant un « consensus » des acteurs, alors qu’ils étaient et restent fondamentalement déchirés".  LIRE LA SUITE


 

Sa vision : 31/40

Stefaan De Clerck est le ministre d’un projet, celui de la réforme de la Justice. Une réforme ambitieuse qui ne craignait pas de bousculer un milieu judiciaire, plutôt conservateur. Son projet modifiait en profondeur l’architecture de la Justice et, même s’il ne faisait pas l’unanimité, il a eu le mérite de susciter un important débat chez les magistrats. Stefaan De Clerck a voulu se donner les moyens de réussir, politiquement, sa réforme en associant à la réflexion les représentants de tous les partis y compris ceux de l’opposition. En tant que ministre des Cultes, en revanche, le Courtraisien a manqué d’inspiration, à l’heure d’établir plus d’équité dans le financement des convictions religieuses et philosophiques reconnues.

 

Son action : 23/40

Entre projets, promesses et réalisations concrètes, il y a de la marge. Certes, des projets de loi étaient prêts et n’ont pu aboutir en raison des élections anticipées. Mais pratiquement, on reste avec des prisons surpeuplées, un arriéré judiciaire pharaonique, une absence de réponse globale aux problèmes de sécurité dans la capitale, des palais de justice (comme celui de Bruxelles) peu sécurisés. Le budget étriqué de la Justice a aussi amené De Clerck à prendre des initiatives très critiquées, comme la réduction de deux tiers des prestations des huissiers d’audience. Ce qu’on lui reproche surtout, c’est l’absence de concertation avec le terrain. La circulaire sur les huissiers, par exemple, a été imposée aux chefs de corps via une circulaire. Stefaan De Clerck a une vision très managériale de la Justice. Son obsession de faire des économies, du chiffre en a hérissé plus d’un.

Au rayon de la politique pénitentiaire, il est le ministre qui a osé « délocaliser » les détenus à Tilburg. Pour les uns, cela ne résout en rien le problème de fond (notamment le manque d’effectifs pour le personnel pénitentiaire) et la réponse Tilburg profite surtout à la Flandre. Mais on doit reconnaître que le ministre n’a pas tardé à agir. La location de prison à Tilburg est une affaire qui a été menée rondement, sans beaucoup d’hésitations.

Côté cultes, on retiendra le flop de la relance de l’Exécutif musulman, où après avoir défendu le principe de nouvelles élections musulmanes, pour rétablir la légitimité de l’organe islamique, le ministre a finalement cédé aux pressions des autorités marocaines et turques, qui entendent bien conserver leur emprise sur l’Exécutif.

 

Sa communication : 7/20

De Clerck était très présent dans les médias du nord du pays. Pour les médias francophones, arriver à avoir un contact avec son cabinet relevait du parcours du combattant. Son optimisme forcé (tout allait toujours très bien) sonnait parfois un peu faux. Dans le dossier de la refonte de l’Exécutif des musulmans, son service de communication a été jusqu’à diffuser des informations mensongères, évoquant un « consensus » des acteurs, alors qu’ils étaient et restent fondamentalement déchirés.

 

Source : Le Soir - Samedi 5 juin 2010

Par N.C.

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