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16/06/2012

Pas en notre nom !

Lalibre.be, 15 juin 2012

Driss ABIED, Hassan ABIED, Abdelouahed ALAMI, Ismail BATAKLI, Said BENAYAD, Farah EL HEILANI, Marie FONTAINE, Younous LAMGHARI, Michael PRIVOT, Khaled SOR, Farida TAHAR et SAID ZAYOU

Collectif d’intellectuels musulmans

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Il y a quelques semaines le mufti d’Arabie Saoudite a énoncé une fatwa appelant à la destruction des églises de la péninsule arabique. Au même moment, au Mali, un groupuscule a détruit des lieux de culte chrétiens, et profané le mausolée d’un saint musulman dont le culte était jugé idolâtre. Trois semaines plus tôt, un attentat visait une mosquée chiite à Bruxelles.

 

Ces évènements ne sont que des exemples de la violence qui s’exerce à l’encontre de l’altérité, au nom de l’islam et de ses références scripturaires. Même si ces actes sont, pour la plupart, commis en dehors de notre pays, l’extrême connexion du monde et les apports extérieurs évidents - grâce aux voyages mais aussi à Internet et aux chaînes satellitaires - dans la construction identitaire des musulmans européens nous obligent à nous positionner.

 

Il importe aujourd’hui d’être vigilant et réaliste face à certaines réalités contemporaines. Nous sommes conscients du rôle que joue la production discursive des leaders religieux dans la fabrication autant de l’imaginaire que du réel. Bien des discours antisémites, misogynes et exclusivistes circulent dans certains milieux en Belgique.

 

Il faut prendre la mesure de la gravité de tels discours. Le rejet de l’autre, quand il fonde sa légitimité sur des interprétations religieuses, peut aboutir à des actes criminels lorsqu’il trouve un terreau psychologique et sociologique favorable.

 

En tant que citoyens musulmans, nous tenons à réagir et à condamner sans réserve tout propos et tout acte allant du rejet pur et simple de l’autre aux violences extrêmes. Ces actes ne font, par ailleurs, que renforcer les représentations négatives partagées par certains de nos concitoyens à l’égard de l’islam et contribuent à générer un climat anxiogène au sein de nos sociétés, ce que nous combattons.

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03/06/2012

Vaincre l'extrémisme en "développant un islam belge"


Emission « Controverse », RTL TVI, 3 juin 2012

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Sarah Turine, ancienne co-présidente d'Ecolo, a estimé qu'il fallait soutenir les musulmans de Belgique à développer un islam belge, en instaurant des formations pour les imams de Belgique: "Ainsi, on ne devrait plus faire appel à des imams étrangers qui ne connaissent pas la réalité de notre pays et qui peuvent se montrer radicaux", a-t-elle déclaré.

 


 

Invitée à débattre sur le plateau de Controverse, l'ancienne co-présidente du parti Ecolo, Sarah Turine, a indiqué qu'il fallait être vigilant quant aux groupuscules qui dégagent des messages de haine, tout en rappelant que selon les chiffres de la sûreté de l'Etat, le nombre de radicaux par rapport à la population musulmane en général est très minoritaire: "On parle d'un millier de salafistes par rapport à 600.000 musulmans", a-t-elle précisé. (Qu'est-ce que le salafisme?)


 

 

La solution: développer un islam belge

 


 

Malgré tout, l'écologiste estime qu'il existe des solutions pour endiguer le phénomène de l'extrémisme. Selon elle, il faut soutenir les musulmans de Belgique "afin qu'ils puissent développer un islam belge", d'autant que cela découle des responsabilités politiques qui existent au niveau de l'organisation du culte.


 

 

Les ambassades étrangères "se sont ingérées dans l'organisation du culte"

 


 

Sarah Turine estime que le fédéral a, jusqu'à présent, laissé les ambassades étrangères s'ingérer dans l'organisation du culte en Belgique: "C'est un enjeu fondamental", a-t-elle indiqué en proposant l'instauration de formations en Belgique pour les imams. La communauté pourrait alors avoir ses représentants belges et ne devrait plus faire appel à des leaders de l'étranger qui ne connaissent pas la réalité de la Belgique et dont certains viennent avec des visions très extrémistes et radicales dont on n'a pas besoin ici et dont les musulmans de Belgique n'ont pas envie non plus", a-t-elle proposé.

 


 

RTL info.be

27/04/2012

« L’islam n’est plus une religion qui vient de l’étranger »

 

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Par Bosco d’Otreppe

Article publié le 21 mars 2012 sur le blog Horizons bruxellois

C’est au lendemain de l’attentat qui avait touché la Mosquée Rida à Anderlecht que nous avons rencontré Sarah Turine. Ce jour-là, l’enquête était toujours en cours, mais ce fut l’occasion pour cette islamologue de formation de donner son point de vue sur l’islam à Bruxelles, « une religion qui compte dans la capitale ».

« Il y a aujourd’hui à Bruxelles 250 000 personnes qui sont considérées comme étant d’obédience musulmane, dont 125 000 pratiquants. En tant que politique, on ne peut nier cette réalité et on doit tout mettre en place pour que la pratique du culte puisse se faire dans de bonnes conditions. »

Selon l’élue écolo, c’est un point qui est en nette amélioration. Par contre, au niveau local, ce qui est plus sensible c’est la bonne entente qu’il faut organiser entre le rythme scolaire et le rythme des écoles coraniques, l’équivalent des cours de catéchisme pour les catholiques.

« Selon certains enseignants que j’ai pu rencontrer, beaucoup de parents demandent que les enfants aient un suivi très assidu de ces écoles coraniques. Il ne faut pas que cela se fasse au détriment de l’apprentissage scolaire. Dans ce cas-ci, je pense que des discussions doivent se mettre en place entre l’échevin de l’instruction publique et les responsables des mosquées qui organisent ces cours. »

Quant à savoir si certains conflits internationaux pèsent sur l’islam à Bruxelles, la question est plus délicate. « Je pense que cela peut se ressentir, et il faut pouvoir en parler. C’est ce que font d’ailleurs les responsables de l’islam en Belgique. Pour cette question comme pour celle de l’islamisme radical, qui est minoritaire à Bruxelles, la responsabilité se situe au niveau fédéral. Quelle aide l’état donne-t-il pour une bonne organisation de l’islam belge ?

Le problème pour l’instant c’est qu’il y a une influence très forte de certains pays extérieurs sur l’organisation du culte en Belgique. Certains imams sont envoyés et ne connaissent pas la réalité belge, ne parlent ni le français ni le néerlandais. Quels discours donnent-ils aux jeunes ? Dans chaque religion, le sermon est un moment important de recul et de réflexion entre les valeurs religieuses et la société dans laquelle on vit.

Mais si le sermon est donné par quelqu’un qui est en déphasage avec la réalité, cela ne va pas. En tant que politiciens, notre rôle est de faire en sorte qu’un islam belge puisse réellement se mettre en place. Pour cela, il faut d’abord que l’on puisse accepter cette présence de l’islam en Belgique et le fait que ce n’est plus une religion qui vient de l’étranger. »

L’islam belge peine à exister

 

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Publié le 27 avril 2012 sur le site français causeur.fr

Par Bernard Swysen

L’épineuse question des relations entre l’Etat et la religion a été réglée en Belgique par un arrangement plus proche de celui de nos voisins allemands que du nôtre. Au lieu d’une rupture claire et nette reléguant les cultes dans la sphère privée, l’Etat les prend en charge au nom de l’intérêt général.

Selon la loi sur « le temporel du culte » votée en 1870, l’Etat belge paie les salaires des clercs, assure l’entretien des lieux de culte – d’ailleurs exonérés d’impôts-, finance les écoles du réseau d’enseignement libre confessionnel ainsi que l’enseignement des différentes confessions officiellement reconnues. Ce régime concerne aujourd’hui le catholicisme, le protestantisme, l’anglicanisme, le judaïsme, le christianisme orthodoxe, l’islam, le bouddhisme et même la laïcité, qui a le statut de mouvement philosophique.

Chaque religion reconnue dispose d’un organe représentatif, interlocuteur officiel de l’Etat, chargé de gérer l’argent public alloué au fonctionnement de la communauté. Depuis sa reconnaissance en 1974, l’islam – deuxième religion de Belgique par le nombre de ses croyants – bénéficie d’un financement public au même titre que les autres cultes, mais peine pourtant à se fondre dans le moule institutionnel de la loi de 1870.

A sa création il y a presque quarante ans, l’organe communautaire musulman officiel fut d’abord confié au Centre islamique et culturel de Belgique, la Grande Mosquée du Cinquantenaire, institution financée et dirigée par l’Arabie Saoudite. Cette décision politique peut sembler maladroite, sachant que les musulmans de Belgique, disséminés dans 295 mosquées, sont majoritairement d’origine marocaine et turque.

Effectivement, ces derniers ont mal vécu la tutelle saoudienne sur leur organe représentatif, véhiculant par ailleurs une interprétation wahhabite plutôt radicale de l’islam. De surcroît, en confiant l’organisation institutionnelle des Musulmans à un pays tiers, la Belgique a fait entrer en son sein un véritable cheval de Troie. Avec l’émergence, depuis une vingtaine d’années, de l’islamisme politique sur la scène internationale, phénomène nourri essentiellement par le wahhabisme saoudien, l’Etat belge a pris conscience de son singulier manque de prévoyance.

 

Pour résoudre le problème, le gouvernement belge a décidé en 1996 de créer une nouvelle institution, « l’Exécutif des Musulmans de Belgique » (EMB), avec l’idée de confier des responsabilités aux Musulmans nés et éduqués en Belgique. Quelques décennies après l’arrivée de vagues migratoires massives, il était tout à fait raisonnable de construire une communauté musulmane enracinée en Belgique afin d’imposer un nouveau rapport de forces au sein des institutions religieuses.

 

Il aurait ainsi été judicieux de briser la gangue des « pays d’origine » pour que les fils et petits-fils d’immigrés s’émancipent de leurs racines familiales. Ce n’est pourtant pas ce qui s’est passé.

 

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20/04/2012

Dassetto : « L’islam belge est à un tournant majeur »

Dassetto,EMB,ambassades,Islam,musulmansLe sociologue Felice Dassetto a apprécié le reportage de Frédéric Deborsu sur l’islam. Il s’en explique dans notre cahier « Polémiques ».

L’expert vient, par ailleurs, de publier un long article sur l’intégration des musulmans dans la sphère publique belge (1). Il y relève l’existence d’un « modèle belge original » d’intégration de l’islam à la société belge. Mais aussi de sérieux écueils. Morceaux choisis…

1) Les manœuvres saoudiennes

Felice Dassetto n’hésite pas à écrire que le Centre islamique et culturel de Belgique, présidé par l’ambassadeur d’Arabie saoudite, a « trahi » la confiance que lui a accordée l’Etat belge en lui confiant la gestion de la grande mosquée du Cinquantenaire, depuis 1966… « Ce centre est devenu un lieu de rayonnement d’un islam wahhabite et salafiste dont l’enseignement ne favorise en rien l’harmonieuse intégration des populations et des jeunes musulmans et prône une sorte de vision hostile à l’Occident… Entre autres, on y donne libre cours à l’enseignement de doctrines créationnistes, qui nient toute valeur à la théorie scientifique de l’évolution. Et ceci dans un bâtiment de propriété de l’État belge. »

2) La diabolisation de Tariq Ramadan

Au milieu des années 1990, le prédicateur genevois Tariq Ramadan « fait faire un saut de qualité à la jeunesse musulmane, enfermée jusqu’alors dans les discours traditionalistes… Les milieux de la laïcité mènent une guerre à fond contre Tariq Ramadan, sans trop comprendre sa pensée et la logique dans laquelle il inscrivait son action. La virulente polémiste Caroline Fourest a contribué à alimenter cette hostilité aveugle et bornée… Ramadan a joué un rôle intéressant et positif dans une prudente, mais réelle pensée réformiste ». Désormais, constate le sociologue, ce sont les salafistes qui concurrencent Ramadan sur son terrain.

3) Une polarisation accrue

Dès les années 2000, Felice Dassetto note l’essor d’une « confrontation » entre positions extrêmes, notamment autour de la question du port du foulard. Face à l’hostilité à l’islam affichée par Oriana Fallaci ou Caroline Fourest, des mouvements identitaires inspirés des Black Muslims et des Black Panthers émergent. C’est le cas de la mouvance créée autour de Souhail Chichah, notamment avec la « Burqa Pride » organisée à l’ULB.

4) L’islam des ambassades

L’ingérence de la Turquie et du Maroc dans les affaires musulmanes de Belgique ne facilite guère l’essor d’un leadership moral et intellectuel issu de la communauté musulmane. « Le rôle de l’Etat turc et de la Diyanet est déplorable », écrit le sociologue. De même que celui des musulmans « qui jouent une carte nationale marocaine… Croire que cet islam étatisé est un rempart contre le radicalisme ou le salafisme est vraiment une illusion ».

5)La violence symbolique de l’implantation musulmane

 « L’idée que l’Europe est aussi et définitivement un espace de présence musulmane est une donnée de fait », constate Felice Dassetto. C’est devenu une évidence. Mais… « porté par leur élan religieux et identitaire, des musulmans se sont affirmés, ont rendu visibles et affirmé leurs revendications. Ils ne se sont pas toujours rendu compte que ce mode d’implantation a été vécu par les non-musulmans comme une véritable violence symbolique. De nombreux non-musulmans avaient et ont l’impression de ne plus avoir leur place dans leur pays ou d’être accablés par ces constantes demandes musulmanes »…

Une réalité qui devrait laisser la place, espère le sociologue, à une « co-inclusion » réciproque. Mais il est possible, craint-il, que « des agences extérieures », saoudienne, turque, marocaine ou que des idéologues d’horizons divers (musulmans, chrétiens, athées, nationalistes) aient davantage intérêt à privilégier l’affrontement… Felice Dassetto insiste : « L’islam européen et belge est à un tournant majeur. »

Le Soir, 19 avril 2012

(1) « Islam belge au-delà de sa quête d’une instance morale et représentative », Cismoc Papers on line, mars 2012.

19/04/2012

Turine : « Moi aussi, je suis inquiète »

 

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L’ex-coprésidente d’Ecolo ne nie pas, elle non plus, les problèmes. « Rappelons d’abord qu’il y a beaucoup de musulmans qui sont nés en Belgique, qui sont Belges. Nous devons, dans notre pays, accepter que leur religion fait partie du paysage belge ! Mais, à côté de cela, oui, il y a des choses sur lesquelles on doit intervenir. »

Et de pointer, notamment, l’Exécutif des musulmans. « Il est encore fort aux prises d’ambassades étrangères. L’un des principaux enjeux, c’est de permettre aux musulmans de Belgique d’organiser leur culte au départ de notre pays. On aura alors des imams en phase avec les réalités. Et l’on évitera les prêches scandaleux, coupés du contexte. Il faut un plus grand dialogue entre les responsables politiques et les organisateurs des cultes. »

Sarah Turine observe aussi avec inquiétude l’évolution sur le terrain. « Faute de reconnaissance, certains jeunes se laissent prendre par la radicalisation. Récemment, une personne qui s’occupe de jeunes d’Afrique subsaharienne me disait qu’ils trouvaient davantage refuge dans les églises que dans les associations de jeunesse. C’est pareil avec les mosquées. Cela ne va pas. On ne peut pas laisser une minorité radicale prendre le pas. »

Le Soir, 18 avril 2012

14/02/2012

La formation des imams mise en chantier

Un article traduit en français par Médiation (Lire la version originale en néerlandais)

 

Les universités sont ouvertes pour une nouvelle formation

 

 

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À partir de 2013, et au plus tard en 2014,  les jeunes pourront se former via une institution flamande pour devenir imam. Un complément de « leçons » sur l’Islam dans le secondaire est aussi sur la table.

 

Pascal Smet (SP.A), Ministre de l’Enseignement, est en train de préparer une formation pour les leaders musulmans. La semaine passée, il a rencontré l’Exécutif des Musulmans et des représentants de l’Enseignement supérieur. Smet a également mis sur pied un groupe de travail en vue de régler les détails de la formation.

 

A partir de  2014, il y aura de l’argent pour cette nouvelle formation. « Mais si une institution est déjà prête, nous essayerons de trouver les moyens », dit Jeroen Janssens, porte-parole de Smet. Nous voyons venir la formation avec satisfaction.

 

Suite à un rapport sur les imams en Flandre, le Ministre flamand de l’intégration, Geert Bourgeois, (N-VA) a conclu que la formation était absolument nécessaire (DS 16 janvier).

 

À l’heure actuelle, presque tous les imams qui travaillent ici viennent de l’Etranger. Cela complique leur contact avec les jeunes qui ont souvent le néerlandais comme langue maternelle.

 

"Nous allons dans le même sens que le Ministre", dit Mohamed Achaibi, porte-parole de l’Exécutif Musulman. « Dans les mosquées flamandes, nous avons besoin d’imams qui connaissent cette société. Les imams doivent savoir lire les journaux et savoir ce qui se vit en-dehors de la mosquée. Pour un imam qui vient du Maroc ou de la Turquie, ce n’est pas si simple que cela. C’est pourquoi les jeunes qui ont grandi ici doivent pouvoir devenir imams ».

 

La formation doit-elle consister en un Bachelor ou un Master, et quelles institutions proposeront la formation, ce n’est pas encore déterminé. Ceci sera examiné par le groupe de travail. La KU Leuven et l’Université d’Anvers ont déjà déclaré qu’elles étaient très intéressées par la mise en place de la formation.

 

Selon Achaibi, la formation des imams n’est qu’une première étape. Pour permettre aux jeunes d’être vraiment prêts pour la profession, ils devraient déjà pouvoir suivre l’option « Islam » dans le secondaire.

 

Achaibi : « on ne devient pas imam comme cela. D’abord, il faut maîtriser parfaitement l’arabe classique. Deuxièmement, chaque imam doit connaître le Coran par cœur. Il vaut mieux commencer à apprendre l’arabe et le Coran avant 18 ans. Si le Ministre veut que les mosquées engagent des imams flamands, il devra prévoir une formation préalable ».

 

« Comparons avec les orientations en électro-mécanique ou soins infirmiers. Là, les jeunes ne reçoivent pas seulement des matières générales mais aussi des matières techniques. Pourquoi ne pas organiser une telle orientation vers l’Islam ? ».

 

Le Ministre Smet ne veut pas voir une orientation distincte dans l’enseignement secondaire. Le porte-parole Janssens : « Nous avons déjà demandé au groupe de travail d’examiner s’il était possible d’organiser des cours supplémentaires sur l’Islam. Les jeunes intéressés peuvent suivre ces leçons après les heures de cours ».

 

Maxie Eckert, De Standaard, 6 février 2012

03/02/2012

La KU Leuven intéressée par la formation des imams

De Standaard (Belga), 3 février 2012

 

Un article traduit par Médiation (lire le texte original en néerlandais)

 

 

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La discussion sur la façon dont on va former les imams en Flandre peut commencer.

 

Ludo Sannen (sp.a) a proposé un concept au Parlement flamand. La KU Leuven est intéressée et le ministre flamand de l’Enseignement Pascal Smet veut déjà libérer l’argent à partir de 2013.

 

C’est ce que rapportent “Het Belang Van Limburg” et “Gazet Van Antwerpen”.

 

Actuellement, la plupart des imams sont importés. En particulier, les mosquées turques de la Diyanet ont développé un bon système en ce sens. Ces imams sont payés par le gouvernement turc. Ils ne parlent pas le néerlandais.

 

« Nous devons former nos propres imams et théologiens musulmans, de façon à ce qu’ils abordent l’Islam à partir de notre contexte et qu’ils soient mieux intégrés » estime Sannen.

 

Sannen a observé à la loupe la formation des imams dans les pays voisins. « Je plaide pour le modèle de l’Université Libre d’Amsterdam ». Là, la formation fait partie de la Faculté de Théologie. La KU Leuven pourrait prendre ceci en exemple.

 

Démarrer une faculté à part serait beaucoup plus difficile et beaucoup plus coûteux. La KU Leuven est déjà intéressée, sous certaines conditions. « Nous voulons rester indépendants, comme nous le sommes maintenant de l’Eglise catholique ».

 

Le Ministre flamand Smet trouve aussi important que les imams connaissent notre langue et notre culture. « Aussi bien l’Université d’Anvers que la KU Leuven ont déjà l’expertise en la matière. A partir de 2014, de l’argent est prévu. Mais si cela fonctionne, nous voulons déjà attribuer les moyens en 2013 » selon son porte-parole.

 

Pour l’instant, il y a déjà un bachelor pour les enseignants de la religion musulmane au Groupe T de Leuven et à la Haute Ecole Erasmus de Bruxelles. « Mais je plaide pour lancer également une formation universitaire » dit Sannen.

02/02/2012

Plaidoyer pour un véritable Islam belge

Christian Laporte

La Libre, 2 février 2012

 

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Chemsi Cheref-Khan incarne la vision laïque de l’Islam en Belgique. Ce franc-maçon jette les bases d’une meilleure représentation musulmane.

 

Vivant et travaillant en Belgique depuis un demi-siècle, Chemsi Cheref-Khan est connu dans les milieux laïques et musulmans et dans les cénacles intellectuels comme le zélateur d’un humanisme musulman et d’un islam des Lumières intégré dans la société occidentale.

 

Face à divers constats récents que cette idée, que le monde politique appelle de ses vœux, a du mal à émerger, il a décidé de révéler son appartenance à la franc-maçonnerie afin de "booster" celles et ceux qui pensent comme lui en vue de jeter, enfin, les bases d’un véritable islam belge. Avec parmi les outils pour le promouvoir la création d’un Institut pour un humanisme musulman.

Pourquoi dévoiler votre qualité de maçon, membre du Grand Orient de Belgique ?

L’islam belge, ça fait vraiment très longtemps qu’on en parle et que rien ne progresse. Un peu plus de 10 ans après mon arrivée en Belgique, l’islam était la deuxième religion en Belgique. Lors du débat parlementaire sur sa reconnaissance, en 1974, certains élus plaidaient déjà pour le soustraire aux influences étrangères. Il était bien en place. A cause de la crise du pétrole, pour faire de bonnes affaires ou encore pour remercier le roi d’Arabie saoudite pour sa générosité après l’incendie de l’Innovation, la Belgique avait concédé le Pavillon oriental, dans le parc du Cinquantenaire, à l’Arabie saoudite.

Il se mua en Grande Mosquée et devint le siège européen de la Ligue islamique mondiale dont le rôle ne cessa de s’accroître. Mais entretemps, le Parlement ignorait tout de la doctrine juridique de l’islam.

C’était dérangeant pour un esprit critique car la reconnaissance fut acquise pour des raisons diverses. L’on voulait intégrer les musulmans ou alors les voir préserver leurs racines pour qu’ils rentrent chez eux ; il y avait les promesses de juteux contrats et on voulait soutenir les Américains, qui s’alliaient aux musulmans les plus radicaux dans leur lutte contre le communisme. Cela ne s’est jamais vraiment arrangé.

Les remous récurrents au sein de l’Exécutif des Musulmans de Belgique attestent aussi, si nécessaire, qu’il est urgent de changer de cap.

On doit d’autant plus se battre pour cet islam belge en ces temps agités où d’aucuns voudraient mettre tous les musulmans dans le même sac.

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19/01/2012

Trop peu d'imams de Flandre parlent le néerlandais

imam,mosquée,geert,bougeoisDe nombreux imams exerçant en Flandre ne parlent que peu ou pas du tout le néerlandais et ne s'impliquent que peu dans leur environnement. Cela complique la relation avec la jeune génération, née et élevée en Flandre. Ces jeunes se tournent alors vers d'autres solutions à la recherche de l'"islam véritable", ce qui augmente le risque de radicalisation.

C'est ce qu'il ressort d'une étude réalisée par le "Steunpunt Gelijkekansenbeleid" ("Appui à une politique d'égalité des chances") à la demande du ministre flamand de l'Intégration Geert Bourgeois (N-VA).

Le portrait ainsi dressé souligne que presque tous les imams actifs en Flandre sont d'origine étrangère. Beaucoup ne parlent pas ou peu la langue et sont peu intégrés dans le contexte local.

Les auteurs de l'étude constatent également que beaucoup de jeunes sont prêts à reprendre le flambeau de la gestion des moquées. "Fournir une formation aux imams pourrait apporter une solution", selon le ministre Bourgeois. Le ministre de l'Enseignement Pascal Smet évalue cette possibilité.

Geert Bourgeois souligne que de nombreuses mosquées se situent à une période charnière entre deux générations. "Le travail effectué par la première génération constitue une bonne base pour continuer à évoluer vers des mosquées en phase avec leur époque, intégrées dans leur environnement et capables de communiquer avec la société au sens large", estime encore le ministre Bourgeois.


Belga, 14 janvier 2012

 

05/02/2011

Réformer, pas révolutionner

ReligionSymbolAbr.pngPar Christian Laporte, La Libre, 02 février 2011

Le groupe de travail a exposé son rapport qui sera toutefois encore complété.

Dans la foulée des scandales de pédophilie ecclésiale mis au jour depuis avril dernier, plusieurs voix parlementaires se sont élevées pour réformer radicalement le financement des cultes en Belgique. Et de plaider pour un impôt dédicacé philosophiquement (ou religieusement) plutôt que pour le système actuel jugé à tort ou à raison trop favorable à l’Eglise catholique et ne tenant plus assez compte des évolutions sociétales, même si la laïcité organisée a sérieusement rattrapé son retard depuis sa reconnaissance officielle.

La question ne fut pas mise à l’agenda uniquement à cause des agissements des clercs déviants : dans la foulée d’une première réflexion globale sous le gouvernement violet, un groupe d’experts universitaires a été chargé de l’actualiser afin de déboucher sur des propositions concrètes. Ayant terminé ses travaux à la rentrée, il aurait déjà dû faire connaître ses conclusions, mais on tergiversa faute d’avoir un gouvernement de plein exercice. Finalement, le ministre de la Justice Stefaan De Clerck, désireux que ce dossier puisse avancer, a demandé la remise du rapport et sa discussion aussitôt que possible même si, d’ici la fin mars, divers cultes et les autorités fédérées y ajouteront encore leur(s) point(s) de vue.

En clair, ce n’est donc pas vraiment un rapport définitif. Qu’à cela ne tienne, il a été présenté dans une certaine précipitation, mardi en commission de la justice de la Chambre par les Prs Louis-Léon Christians, spécialiste des droits des religions à l’UCL et Michel Magits qui enseigne le droit à la VUB et qui fut aussi le président de l’UVV, l’équivalent flamand du Centre d’action laïque. Le rapport co-rédigé par Caroline Sägesser, de l’Institut d’études de la religion et de la laïcité à l’ULB et par Luc De Fleurquin, spécialiste en droit canon de la KU Leuven n’a, de toute évidence, pas répondu à une série d’attentes d’une partie des parlementaires.

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16/11/2010

Colloque d'Anvers sur la place de l'islam dans la nouvelle Europe

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Un colloque ayant pour thème "Quelle est la place de l'islam dans la nouvelle Europe?" a été organisé à Anvers les 29, 30 et 31 octobre 2010, par l'Institut Avicenne de Lille, l'Institut pour les Etudes Marocaines et Méditerranéennes d'Anvers, et le Commandement Populaire Islamique Mondial (Libye).

 

Un bloggeur néerlandophone, Mr Luc Van Braekel (consultant indépendant et entrepreneur, ex-assistant à la KUL) a relaté cet évènement sur son site.

 

En voici le résumé, traduit en français :

 

Un colloque pris en otage par les islamistes et les apologistes ?

Ce colloque qui s’est tenu à Anvers a reçu un large écho dans les pays arabes, mais a été presque ignoré dans notre pays, même au sein de la communauté musulmane. « La place de l’islam dans la nouvelle Europe », tel était le titre du colloque, qui a été relaté par Al Jazeera et par le journal marocain Le Matin. Dans notre pays, seule la Gazet Van Antwerpen en a écrit un bref article dans la page locale de trois de ses six éditions régionales. Pour être clair : il s’agissait d’une conférence pour promouvoir le vivre ensemble multiculturel et la compréhension mutuelle entre le monde islamique et l’Europe.

Un déroulement chaotique

Le colloque a été annoncé en grande pompe, mais s’est déroulé de manière chaotique. Jacques Attali, aurait dû en être le conférencier d’honneur, mais a envoyé un de ses valets. Le programme et les invités semblaient totalement différents de ce qui était annoncé au préalable, et le programme réel ne dépassait pas la moitié de ce qui était prévu sur papier. A ce qui aurait dû être une conférence de niveau académique, très peu d’académiciens n’y ont en fin de compte participé. Les discours et les débats n’ont pas été plus loin que des discussions non appuyées par des études scientifiques, des statistiques ou des références.

 

Références à des scientifiques nazis

 

Déjà lors de la session d’ouverture, Mohammed Bensalah a souligné la contribution de l’Islam à la civilisation européenne et a laissé entendre que seuls quelques scientifiques occidentaux ont reconnu cette contribution islamique : l’américain John Esposito, l’allemande Sigrid Hunke et le belge George Sarton. Il faut savoir que Sigrid Hunke était employée du département scientifique de la SS sous le régime nazi, où elle faisait des recherches sur la psychologie raciale. Dans le cadre de sa fonction, elle est entrée en contact avec le Grand Mufti de Jérusalem, qui prônait ouvertement l’extermination des Juifs.

 

 

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27/02/2010

Conférence - Imam en Europe

Conférence ayant pour thème : Conférence_oubrrou.jpg

L’Imam en Europe :  « Rôle, formation, défis du contexte. »

par Tarek Oubrou. 

 

Samedi 27 février 2010

16h00, à Salle de conférence de la Mosquée EL MOUAHIDINE

         Rue Tivoli, 22   à 1020     Bruxelles

 

19h30, à l’Asbl – Unis Vers Cité, 22 Rue Van Yssendyek à

         1030    Bruxelles ( Proximité Ch. De Haecht).

26/08/2009

Anvers - l'interdiction du port du voile dans une école"

Question de M. Robert Van de Velde au ministre de la Justice sur "l'interdiction du port du voile dans une école" (n° 14108)

 

05.03 Robert Van de Velde (LDD):

TAOUIL Nordine

Taouil Nordine.jpg

Un imam a récemment appelé les parents de jeunes filles portant le foulard à ne plus envoyer leurs enfants à l’école si le port du foulard y est interdit.

Cet appel peut-il être considéré comme un acte de désobéissance civile? Relève-t-il du domaine du plan contre le radicalisme? Quelle attitude a été adoptée vis-à-vis de cet imam?

 

05.04 Stefaan De Clerck, ministre:

Il est évident que ce type d’appel est inadmissible. Je n’ai pas manqué de le signaler à l’imam concerné. Depuis, il s’est publiquement distancié de ses propos.

L’imam est membre de l’Exécutif des Musulmans de Belgique.

L’Exécutif étant à mes yeux partiellement responsable, j’ai pris rendez-vous avec l’Exécutif et l’imam pour débattre de cette question. Ma position est sans ambigüité: l’Exécutif est une organisation agréée. Il doit respecter les droits et obligations en vigueur en Belgique, y compris l’obligation scolaire. L’interdiction du port du foulard ne peut être invoquée pour y déroger.

Ces déclarations n’ont donné lieu à aucune initiative particulière dans le cadre du plan contre le radicalisme. Elles seront cependant ajoutées aux informations collectées, mais ne déclencheront aucun plan d’action particulier.

Pour ce qui est de l’attitude de la Justice et de la fonction publique, je vous renvoie à ma réponse du 1er juillet 2009.

 

05.05 Robert Van de Velde (LDD):

Je me félicite de ce que le ministre s’entretiendra avec l’iman, bien que j’estime qu’un entretien est insuffisant par rapport aux déclarations qui ont été faites. Un appel à la désobéissance doit être sanctionné plus sévèrement. En sa qualité de ministre des Cultes, M. De Clerck dispose des moyens nécessaires à cet effet.

Quand l’entretien aura-t-lieu?

 

05.06 Minister Stefaan De Clerck  ministre:

Après les vacances.

 

Source :

CHAMBRE-3E SESSION DE LA 52E LEGISLATURE – 14 juillet 2009

 

L’intégralité de l’interpellation

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19/08/2009

Le ramadan commencera vendredi ou samedi

Croissant lunaire.jpgLe jeûne du mois de ramadan, neuvième mois du calendrier islamique lunaire, commencera en fin de semaine, soit le vendredi 21 ou le samedi 22 août.

 

Un conseil de théologiens se réunira jeudi soir à Bruxelles pour déterminer le premier jour du mois de ramadan et donc le début de la période de jeûne en Belgique. Le début et la fin du mois du ramadan sont en effet fixés chez les musulmans par l'apparition de la nouvelle lune, d'où le caractère incertain des dates.

Il n'est pas rare que le mois de ramadan démarre et se clôture dans un ordre dispersé, en raison de divergences quant à la détermination du début du mois lunaire.

Pour plus d'infos : Lisez la suite ou

Les exlications données par l'astrophysicien Nidhal GUESSOUM. 

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